
Les Top 10 des vacances : #94 Motörhead
Nouvelle série d’été durant laquelle un rédacteur vous propose de découvrir ou de réviser un groupe plus ou moins culte en dix titres. Vous aurez droit à une sélection représentative qui vise à mettre en avant des morceaux par rapport à leur place dans le répertoire du groupe, sans toutefois renoncer à la subjectivité avec des choix parfois plus inattendus. Aujourd’hui, les pères du hard-rock’n’roll, Motörhead – un top garanti sans "Ace of Spades" ni "Overkill", ce serait trop simple.
10- "I Don’t Believe a Word" - Overnight Sensation – 1996. Album du retour de Motörhead en trio, c’est-à-dire l’ultime formation du groupe jusqu’à son acte final, Overnight Sensation n’était peut-être pas à la hauteur de la célébration de l’avènement de cette dernière étape, même s’il parvient à briller sur le lancinant et imparable mid-tempo "I Don’t Believe a Word".
9- "Assassin" - Snake Bite Love – 1997. Snake Bite Love fait partie des albums mal aimés du groupe alors qu’il possède de nombreuses originalités et des morceaux entreprenant sur le plan esthétique – et ce n’est pas toujours dans ce registre que Motörhead a brillé. En témoignent la brutalité d’ "Assassin", son rythme heurté et son pont tribal surprenant, qui en font un incontournable.
8- "Loser", Iron Fist – 1982. S’il y a bien un opus à réhabiliter dans la discographie du snaggletooth, c’est Iron Fist : sans atteindre la puissance de la trilogie de 1979-1980, il regorge de tubes à l’honneur de tous les metalheads, qu’ils soient des "losers" ou non.
7- "Hellraiser", March ör Die – 1992. Titre phare de la période "américaine" du groupe, "Hellraiser" est leur tube des 1990’s, initialement interprété par Ozzy sur No More Tears.
6- "Born to Raise Hell", Bastards – 1993. Le slogan de Motörhead est d’affirmer qu’ils jouent du rock’n’roll, enfin du hard-rock’n’roll, envers et contre tous ceux qui voudraient les catégoriser au sein de la scène Metal. La preuve.
5- "We are the Road Crew", Ace of Spades – 1980. Puisque nous avons volontairement exclu "Ace of Spades" de ce top, il fallait choisir un autre morceau pour représenter cet album culte. Hommage aux hommes de l’ombre dont avait fait partie Lemmy avant de devenir une star, le fougueux "We are the Road Crew" fait parfaitement l’affaire.
4- "Stay Clean", Overkill – 1979. Rien de tel qu’Overkill pour découvrir Motörhead : c’est leur meilleur album tant il est intégralement composé de tubes à l’image de "Stay Clean", très représentatif de la touche du groupe (avec un excellent solo de basse). 4bis - "Damage Case", Overkill – 1979. Lourd, groovy, rock’n’roll : il faut impérativement mettre en avant cette bombe.
3- "Another Perfect Day", Another Perfect Day – 1983. Another Perfect Day est peut-être l’album le plus original du groupe, le plus proche de la NWOBHM dont ils ont aidé au développement et le plus mélodique. La faute à Brian Robertson (Thin Lizzy) qui vient apporter sa guitare et son inspiration au snaggletooth et permettre de mettre au monde un nouveau chef-d’œuvre.
2- "Killed by Death", single - 1984. Un morceau aussi bon que son titre est con.
1- "Orgasmatron" - Orgasmatron – 1986. Si le diable a réellement inspiré un morceau dans l’histoire du rock, c’est bien l’infernal "Orgasmatron" : une descente aux Enfers tirée par une locomotive au mouvement impossible à entraver.