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Critique d'album

Marvin Hood


Love Is Demolition


(23/11/2011 - - Indie pop - Genre : Autres)
Produit par

1- Love / 2- My Speeding Lover / 3- Love Is A Merry Dance Of Destruction / 4- Saturday Night Lover / 5- They Kill For Love / 6- Love in One Minute / 7- King Kong Love / 8- Love Is Demolition
Note de 5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Trick or treat ?"
Mathilde, le 01/08/2012
( mots)

Marvin Hood c’est beaucoup de tremplins rock au début de leur jeune carrière, quelques turn-over et des petits gars motivés et pleins d’enthousiasme dont la musique nous fait oublier qu’ils sont lillois et donc français… ce qui est quoiqu’on en dise plutôt un gage de qualité. L’exotisme, l’évasion vient du Nord et la formation nous le prouve à chacune de ses joyeuses prestations dans la région, toujours hautement appréciées. La faute ou pas à la merveilleuse place stratégique de Lille coincée pas loin de l’Angleterre, ce sont des effluves anglo-saxonnes sucrées et piquantes -comme cette sucette qu’on trempait jadis dans de la poudre et qui claquait sur la langue- que nous vaporise le groupe sur leur premier EP, Love Is Demolition, sorti en novembre 2011. Marvin Hood nous prend par la peau du cou et nous propulse, toujours malicieusement, vers des sphères bubble-gum.


Ne pas se fier à l’intro Johnny Clegg du premier titre, c’est bientôt le synthé de Marty McFly qui éclate, porté par des chœurs taquins et enfantins, et bien sûr par la voix de fillette faussement minaudante-plaignante du chanteur Aurélien. Exactement le genre de timbre qui pousse et façonne la musique des Marvin dans une caricature d’elle-même, et c’est ici une qualité. Car cette espèce de décontraction à la Gotainer (ne rougissons pas de la comparaison) cache en fait une ironie lancinante. Les titres sautillants et chantés aigu ne sont en effet jamais très loin de basculer dans une sombre histoire, genre film creepy Le Village des Damnés. "My Speeding Lover" illustre bien cette insouciance sous-tendue par des notes de clavier souvent ufo-esques et des chœurs ressemblants à ce qu’a pu faire l’ami Gosling avec son groupe Dead Man's Bones. Le tout comme prédicateur d’un genre de catastrophe régressivo-flippante: après tout, "Demolition’s fine" ("Love is Demolition").

Sinon, on a globalement affaire à de la pop colorée et fluorescente à la Architecture In Helsinki, avec qui le groupe a eu la joie de partager une date. Et puis on pense aux Magic Numbers, parfois même aux Kinks qui auraient avalé de travers la folie des Flaming Lips. L’EP comporte des petites ritournelles qui restent bien en tête, tantôt parade de cirque ("Love in One Minute"), tantôt piano-bar pailleté ("King Kong Love"). Les arrangements sont tout du long ludiques et inventifs. Chaque musico est mis en valeur équitablement, tous humblement/tout simplement au service de la mélodie.
Finalement, après de longues minutes d’observation concentrée, on se rend compte que le mot "Love" apparait dans chaque titre. Un fil rouge exprimé par des monologues in english (sur "King Kong Love", "Love Is Demolition") et bel et bien le thème responsable de la musique bipolaire des Marvin (quoi de plus gentiment effrayant que l’amoûûr ?).


Marvin Hood, un groupe plein de ressources et de bonnes idées, qui rebondit même dans les moments douloureux survenus cette année, et qui multiplie les projets (reprise de l’album Nevermind et chansons composées hebdomadairement avant la pré-supposée apocalypse de fin 2012) à découvrir sur: http://marvinhood.bandcamp.com.
Love Is Demolition, quant à lui, s’est fait remarquer jusqu'à figurer récemment dans les "cinq groupes à suivre" et les "téléchargements de la semaine" des Inrocks. Petit Hoody deviendra grand.

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