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Critique d'album

acloudyskye


This Won't Be The Last Time


(14/02/2025 - - Indie Rock, Indietronica - Genre : Pop Rock)
Produit par Skye Kothari

1- Shoots / 2- Myth / 3- Bones / 4- Float / 5- Basin / 6- !renascence! / 7- Spill / 8- Innards / 9- Home
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Indie rock sous ciel couvert"
Franck, le 26/04/2026
( mots)

La scène indie rock américaine demeure décidément une source inépuisable de découvertes, aussi savoureuses que confidentielles. Bien sûr, les plus belles trouvailles ne s’obtiennent pas sans un minimum de persévérance, ni sans s’infliger l’écoute d’œuvres plus ou moins insipides – souvent sympathiques, à défaut d’être réellement marquantes. Mettre en lumière une pépite comme This Won’t Be The Last Time de acloudyskye s’accompagne ainsi d’une saveur toute particulière, d’autant plus que cet album, sorti en 2025, a bénéficié d’un relais quasi inexistant dans nos contrées européennes.


acloudyskye est en réalité le projet d’un seul homme : Skye Kothari, un New-Yorkais d’une vingtaine d’années qui se présente déjà comme un artiste accompli et touche-à-tout. Il façonne depuis 2017 un univers singulier, aussi bien sur le plan sonore que visuel. Le jeune homme est d’ailleurs lui-même à l’origine des visuels de chacun de ses albums, qui s’inscrivent dans un monde baptisé First Encounters. Cet univers prend vie à travers différentes vidéos en animation 3D diffusées sur YouTube, mettant en scène des personnages récurrents évoluant dans un monde post-apocalyptique. 


La musique proposée se révèle à la fois très familière et pourtant inédite, portée par des influences vastes et mûrement assimilées. Elle se situe au carrefour de la folk et des musiques électroniques, auxquelles viennent se greffer des touches de post-rock, de shoegaze ou encore d’emo, aisément perceptibles sans jamais paraître envahissantes.


Skye Kothari impressionne ainsi par la maturité de son propos, soutenu par une écriture soignée qui trouve un équilibre particulièrement subtil. Celui-ci s’exprime autant dans l’alliance de sonorités organiques et synthétiques que dans les contrastes saisissants qui parcourent l’album : la superposition de nappes saturées et grésillantes répond à des sections de guitares claires, au jeu fluide et précis, mettant en valeur toute la richesse de la tradition folk américaine. L’ensemble s’inscrit finalement à contre-courant de nombreux contemporains, souvent enclins à privilégier une approche plus démonstrative, voire excessive.


S’il y a déjà de très belles choses à découvrir dans la discographie de l’Américain, il ne fait guère de doute que ce quatrième opus possède ce petit supplément d’âme qui le rend d’autant plus délectable. Nous vous mettons d’ailleurs au défi de ne pas succomber au charme de la première partie de l’album (notamment le combo "Bones" / "Float"), qui enchaîne les morceaux solaires et entêtants, portés par un faux rythme hypnotique ponctué de soubresauts électroniques particulièrement irrésistibles.


Certaines mélodies peuvent paraître classiques, mais elles se trouvent systématiquement transcendées par une signature sonore et rythmique singulière, immédiatement captivante. L’écoute se fait ainsi avec le sourire, tout en laissant affleurer une mélancolie diffuse, renforcée par une certaine nonchalance dans le chant. Derrière cette apparente retenue se dévoile pourtant une palette vocale bien plus large qu’il n’y paraît, parfaitement en adéquation avec l’univers dépeint.


L’album change de dimension à partir de l’interlude "!renascence!", révélant une facette plus aventureuse et imprévisible de l’artiste. L’amorce épurée et minimaliste de "Spill" débouche ainsi sur un bouquet final tout en nuances ; "Innards", plus chaotique, déploie une violence cathartique bouleversante ; avant que "Home" ne vienne conclure l’ensemble en offrant une véritable leçon d’harmonies.


Avec ce quatrième opus, acloudyskye signe une œuvre aussi discrète que marquante, de celles qui s’installent dans la durée sans jamais forcer le trait. Une confirmation élégante et inspirée, qui laisse entrevoir un potentiel artistique encore loin d’avoir livré toute son ampleur.


 


A écouter : "Bones", "Float", "Innards"

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