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Ranking Albums - Bruce Springsteen


Daniel, le 05/04/2025

Fantasme absolu de tous les petits rockers, le "ranking" représente une magnifique occasion de faire subir à son entourage l’écoute obligée de tous les albums (enregistrés en studio) de son groupe préféré.

 

Bienvenue dans l’univers particulier du Boss. Il est en effet difficile de classer ses seuls travaux en studio car il se trouve, pour chacun des titres, une ou plusieurs versions live d’une dimension supérieure à sa version originale. La dynamique scénique exceptionnelle du groupe et de son leader n’a jamais été parfaitement captée et il a toujours fallu l’énergie d’un public (d’une absolue fidélité) pour transcender les compositions de l’homme du New-Jersey.

 

Pour ses fans, Bruce Springsteen incarne Dieu. Et, en théorie, on ne classe pas les tables du Seigneur. D’autant plus qu’en parfait mécréant, je ne maîtrise guère le Décalogue. Pour éviter toute hérésie, j’ai fait appel au Docteur Futurity qui, toute modestie de façade mise à part, est certainement le meilleur prêtre belge de la Sainte Église du New-Jersey. J’en veux pour preuve qu’il a érigé son ermitage dans l’ombre de la plus grande basilique de Belgique. Symbole.

 

Ce ranking à quatre mains précise pour chaque album l’année de sortie, son statut (solo ou en groupe) et son meilleur classement dans les charts américains. Les titres les plus populaires sont également mentionnés de même que le titre alternatif que préfère le Docteur Futurity.

 

Le privilège de "danser avec le Docteur" est évidemment réservé aux seules demoiselles de bonne famille.

 

Ranking

N°21 : High Hopes (2014) - E Street Band


Charts US : 1


 


Il est difficile de s’intéresser à cette compilation hétéroclite de vieux titres précédemment ignorés par leur auteur, de rares nouveautés peu inspirées et de reprises dépourvues d’intérêt. La présence de Tom Morello (qui se substitue à Stevie Van Zandt) n’apporte rien de captivant à ce placard mal rangé qui ressemble à une "obligation contractuelle" plutôt qu’à une œuvre créative.


 


A écouter : "American Skin (41 Shots)"


 

N°20 : Working On A Dream (2009) – E Street Band


Charts US : 1


 


Une œuvre militante dont la chanson-titre est dédiée au candidat Barack Obama, alors en pleine tournée électorale. Cet album apaisé, mais dépourvu de relief (voire de passion), montre un chanteur de soixante printemps qui a pris un peu de recul par rapport à son âge et au temps qui passe. Inexorable.


 


A écouter : "Working On A Dream" ou "Outlaw Pete"


 

N°19 : Western Stars (2019) - solo


Charts US : 1


 


Bruce Springsteen compose ici quelques titres "à la manière" de la country & western traditionnelle, si populaire aux USA. C’est simplement plaisant à écouter, comme un hommage rendu à ce courant ancestral que l’on connaît très mal en Europe.


 


A écouter : "Western Stars", "Tucson Train" ou "Moonlight Motel"


 


 

N°18 : Only The Strong Survive (2022) – solo


Charts US : 8


 


Quand le Boss se met au service de titres qu’il a aimés… Les reprises sont exécutées respectueusement. Mais, même si c’est fait avec humilité et justesse, ça reste un album de covers qui ne fera pas oublier les originaux. A l’exception (peut-être) d’un "Nightshift" qui vaut à lui seul l’achat de l’opus.


 


A écouter : "Nightshift"


 


 

N°17 : Lucky Town (1992) – solo


Charts US : 3


 


Bien qu’écrits en deux moments distincts, Lucky Town et Human Touch sont sortis individuellement mais le même jour. Après avoir décidé de se séparer du E Street Band, Bruce Springsteen entendait prendre un peu de recul et écrire "à la manière" de, par exemple, Marvin Gaye ou Aretha Franklin, ce qui fait qu’il semble lui-même absent de son propre album.


 


A écouter : "Lucky Town" ou "If I Should Fall Behind"


 

N°16 : Human Touch (1992) – solo


Charts US : 2


 


Human Touch avait été composé en premier mais il lui manquait un ou deux titres. Orphelin de l’E Street Band, Roy Bittan est venu proposer son aide avec deux brouillons en poche. Et Springsteen a déroulé tout Lucky Town… La démarche est tout sauf un modèle de cohérence, ce qui rend l’opus difficilement recommandable…


 


A écouter : "Human Touch" ou "57 Channels (And Nothing On)"


 

N°15 : Greetings From Asbury Park (1973) – solo


Charts US : 60


Une esquisse publiée sous la forme d’un concept solo un peu factice dans la mesure où des membres du E Street Band (à naître) zonaient déjà dans le secteur mais sous un statut incognito. C’est que la firme de disques voulait d’un "nouveau Dylan acoustique" et pas d’un groupe. Le Boss dévoile ses compétences d’auteur mais l’opus souffre d’une absence de direction. En devenir.


 


A écouter : "Spirit In The Night" ou "Growin’ Up"


Pour danser avec le Docteur : "Lost In The Flood"


 

N°14 : Magic (2007) – E Street Band


Charts US : 1


 


Un opus apaisé mais qui manque cruellement de toute passion. Rien n’est franchement mauvais – c’est du "moyen supérieur" – mais Magic ressemble plus à une jolie collection de faces B qu’à un album magistral.


 


A écouter : "Radio Nowhere" ou "Long Way Home"


 


 

N°13 : The Ghost Of Tom Joad (1995) – solo


Charts US : 11 


Le single "Street Of Philadephia" venait de remettre Bruce Springsteen au cœur de l’actualité après plusieurs années de silence ou d’oubli public. Alors que ses fans attendaient désormais un retour triomphant et tonitruant, le Boss propose un album solo acoustique dont le propos social, entre Pete Seeger et Woodie Guthrie, évoque une situation contemporaine difficile sous le prisme du roman Les raisins de la colère. Difficile à apprivoiser, The Ghost Of Tom Joad n’était guère abordable pour les fans européens qui ne maîtrisaient pas les références ici abondamment citées. Cet album forme néanmoins une intéressante trilogie avec Nebraska et Devils And Dust.


 


A écouter : "The Ghost Of Tom Joad"


 

N°12 : The Wild, The Innocent And The E Street Shuffle (1973) – E Street Band


Charts US : 59


 


Étrange opus de transition entre ombre et lumière, The Wild... (et ses titres kilométriques) marque la naissance officielle du E Street Band. Chaque quartier de New-York est décliné en musique mais l’excès de sophistication des compositions fait de cet album une œuvre difficile à appréhender.


 


A écouter : "Rosalita (Come Out Tonight)"


Pour danser avec le Docteur : "New-York City Serenade"


 

N°11 : We Shall Overcome : The Seeger Sessions (2006) – The Seeger Session Studio Band


 Charts US : 3


 


Au-delà de l’album de covers, c’est ici un hommage « amoureux » que Springsteen rend au vieux maître en reprenant quelques-uns de ses titres emblématiques et en rendant hommage à la musique traditionnelle des colons. Le Seeger Session Studio Band enchaînera sur une tournée exaltante qui le conduira jusqu’à Dublin (aux origines) où un live définitif sera enregistré.


 


A écouter : "We Shall Overcome" ou "Pay Me My Money Down"


 


 

N°10 : Letter To You (2020) – E Street Band


Charts US : 2


 


Agréable mais bancal, l’album recycle deux longs titres anciens enrichis de quelques compositions contemporaines. Il lui manque cette petite touche magique qui fait les grandes œuvres.


 


A écouter : "Letter To You"


 


 


 

N°9 : Wrecking Ball (2012) – E Street Band


Charts US : 1


 


Après avoir écrit le New-Jersey, puis les USA, Bruce Springsteen élargit le spectre de ses préoccupations en réalisant une œuvre qui concerne le monde entier. Dénonçant le capitalisme (alors que lui-même ne connaît plus les soucis financiers) et affirmant fermement sa politisation, le Boss délivre un message efficace et humain qui prendra sa vraie dimension sur scène.


 


A écouter : "Wrecking Ball" ou "Land Of Hope And Dreams"


 


 

N°8 : Devils And Dust (2005) – solo


Charts US : 1


 


Aboutissement d’une trilogie solo construite au départ de Nebraska puis de The Ghost Of Tom Joad, Devils An Dust explore avec justesse et douleur les traumatismes liés à la situation des migrants mexicains aux USA et aux guerres d’Irak ou d’Afghanistan.  


 


A écouter : "Devils And Dust", "Long Time Comin’"


 


 

N°7 : Tunnel Of Love (1987) – solo


Charts US : 1


 


Après deux longues années de tournée, le Boss téléphone à chacun des membres de l’E Street Band pour annoncer, dans la peine et les larmes, qu’il met un terme à son aventure avec le groupe. L’homme éprouve le besoin de souffler. De faire une pause (qui durera jusqu’en 2000). Privé de repères, déprimé et égaré dans un mariage suivi d’un divorce, Bruce Springsteen réussit un album grave, resté méconnu et marqué par une maturité à la fois douloureuse et désabusée. Pas comique mais pas loin du chef-d’œuvre.


 


A écouter : "Brilliant Disguise" ou "Toughter Than The Rest"


 

N°6 : The Rising (2002) – E Street Band


Charts US : 1


 


Le choc traumatique du 11 septembre va réveiller le Boss. Réuni en 2000 pour une tournée nostalgique (le "Reunion Tour"), le E Street Band retourne alors en studio pour un album extrêmement brillant et militant qui apportera réconfort et amour à un public désemparé par le tournant dramatique du siècle. Exécuté par un groupe plus soudé et déterminé que jamais, les concerts qui suivront marqueront durablement les esprits.


 


A écouter : "The Rising" ou "My City Of Ruins"


Pour danser avec le Docteur : "Paradise"


 

N°5 : Nebraska (1982) – solo


Charts US : 3


Coutumier de périodes de dépression post-tournée, Bruce Sprinsgteen revient après le triomphe de The River avec une œuvre sombre, dépressive et désemparée. Incapable de mieux produire ses démos initiales, il les publie en leur état brut. Chaque titre déroule le synopsis d’un film noir imaginaire. "Highway Patrolman" deviendra plus tard The Indian Runner (1991) sous la direction de Sean Penn.


 


A écouter : "Nebraska" ou "My Hometown"


Pour danser avec le Docteur : "Atlantic City"


 

N°4 : The River (1980) – E Street Band


Charts US : 1


 


Élaboré comme un album simple, The Ties That Bind (titre d’origine) était prêt pour le pressage lorsque le Boss a décidé de développer quelques thèmes complémentaires. The River est un album charnière car, après avoir conquis les USA, le groupe va maintenant s’attaquer à l’Europe dans le cadre d’une première tournée marathon (et enthousiasmante).


 


A écouter : "The River", "Hungry Heart" ou "Point Blank"


Pour danser avec le Docteur : "Drive All Night"


 

N°3 : Born In The USA (1984) – E Street Band


Charts US : 1


 


Un succès planétaire basé sur un "malentendu" puisqu’une partie importante du public qui a plébiscité l’opus y a entendu le manifeste d’un patriote alors qu’il s’agissait de la critique cuisante d’une société injuste. L’épouvantable son de caisse claire de Max Weinberg sur la plage titulaire reste un choix artistique discutable mais qui n’a pas empêché le titre d’entrer tout de go dans la légende musicale américaine.


 


A écouter : "Born In The USA" ou "Dancing In The Dark"


 


 

N°2 : Born To Run (1975) – E Street Band


Charts US : 3


 


Considéré par beaucoup comme un "intouchable absolu", Born To Run est l’album de la consécration nationale. Tout a été dit à son sujet. Il reste à l’écouter...


 


A écouter : "Born To Run", "Thunder Road" ou "Jungle Land"


Pour planer avec Oncle Dan : "Meeting Across The River"


 


 

N°1 : Darkness On The Edge Of Town (1978) – E Street Band


Charts US : 5


Après Born To Run, Bruce Springsteen a consacré trois années de sa vie à gérer des trahisons et régler des problèmes juridiques. Cette expérience l’a fait passer de l’enthousiasme absolu au côté "obscur" de son art. C’est désormais un homme mature – et déjà un peu "désabusé" – qui observe désormais son monde avec moins d’optimisme ou d’espérance. La réalité a effacé une part de magie et oblitéré un peu du rêve américain, mais l’album, par sa maîtrise et sa cohérence, marque une progression exceptionnelle qui ne sera jamais égalée.


 


A écouter : "Badlands" ou "The Promised Land"


Pour danser avec le Docteur : "Adam Raised A Cain"


Pour planer avec Oncle Dan : "In Candy’s Room"


 

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