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Critique d'album

The Stranglers


La Folie


(09/11/1981 - Liberty Records - Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Non Stop / 2- Everybody Loves You When You're Dead / 3- Tramp / 4- Let Me Introduce You To The Family / 5- Ain't Nothin' To It / 6- The Men They Love To Hate / 7- Pin Up / 8- It Only Takes Two To Tango / 9- Golden Brown / 10- How To Find True Love And Happiness In The Present Day / 11- La Folie / 12- Cruel Garden / 13- Cocktail Nubiles / 14- Vietnamerica / 15- Love 30 / 16- You Hold the Key to My Love in Your Hands / 17- Strange Little Girl
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"L'amour, l'amour, l'amour"
François, le 25/09/2021
( mots)

Preuve que nous sommes parfois les plus mal placés pour juger nos actes, Jean-Jacques Burnel trouvait "Golden Brown" sans intérêt, pour ne pas dire qu’il détestait le morceau. Une erreur de jugement qui aurait pu coûter un beau succès au Stranglers, le single (sorti en 1982, mais déjà sur l’album en 1981) atteignit des sommets dans les charts. En outre, le titre demeure souvent considéré comme leur chef-d’œuvre. Il y a de quoi : les claviers (clavecins) de Greenfield y sont majestueux, la mélodie magistrale, les variations subtiles … L’ode à l’héroïne (qui a fait du mal au groupe) donne aux étrangleurs une touche baroque très classieuse, alors qu’ils se dirigent plutôt dans une esthétique néoromantique new-wave. 


Il faut dire qu’ils avaient toujours circulé dans ces sillons puisqu’ils avaient établi une recette très originale (ce qui fait du groupe un monument) dans l’association entre punk et new-wave justement, une musique aussi raffinée que rentre-dedans. Cela les avait entraîné dans des contrées plus expérimentales (The Raven) ou synthétiques (The Gospel According to the Meninblack), au point de perdre un peu de leur superbe. 


Il fallait donc renouer avec le succès, et l’année où Duran Duran entrait dans l’histoire, ils décident de se plier complétement à l’esprit du temps avec un album de pop-new-wave autour du thème de l’amour (décliné dans toutes ses acceptions, avec cynisme et humour – la subversion fait partie de leur identité). 


Quoi de plus fleur-bleue alors que d’utiliser la langue de Molière sur "La Folie", où Burnel montre que ses origines normandes sont bien lointaines (quel accent …), qui malgré les touches yessiennes et progressives laisse un peu perplexe. Certes, le tout pop synthétique peut parfois avoir de l’allure quand il est associé au jeu de Greenfield et à la basse agressive ("Non Stop"), mais cette direction est souvent moins convaincante. On évoquera "Tramp", "Let Me Introduce to the Family" qui a de vrais airs de "You Spin Me Round" (Dead or Alive) dans la mélodie du chant ou encore "It’s Only Takes two to Tango" qui revisite le rock des 1960’s (notamment le chant choral) d’une bien étrange façon. 


Néanmoins, tout n’est pas renié des racines punks du groupe et de ses gimmicks. Ainsi va le répétitif "Ain’t Nothin’ to Hit" ou "Everybody Loves When You’re Dead" avec un rythme saccadé, une basse très présente, bien que la  guitare soit assez tendre. On y retrouve des touches expérimentales stranglersiennes (chant évasif ou scandé, dissonances, libertés rythmiques …). La guitare est donc relativement en retrait, mais peut avoir quelques interventions bien senties, comme sur le très bon "The Man They Love to Hate", aux touches hispanisantes typiques du groupe (une sorte de préfiguration de Feline). Du reste, si vous aimez le jeu et le son inimitables de Burnel, vous serez servi tant il est mis en avant. 


L’amour rend fou, aveugle, mais pas sourd aux sirènes de la gloire. La réussite commerciale des Stranglers avec cet opus cache un album qui s’éloigne trop de la recette originelle du groupe, celui-ci perdant sa flamme. Sans dire que c’est le "Golden Brown" qui cache la forêt, cette perle ne saurait faire oublier une (La) Folie trop peu inspirée. 


A écouter : "Golden Brown", "The Man They Love to Hate"

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