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Critique d'album

Spell


Opulent Decay


(10/04/2020 - Bad Omen Records - Heavy Metal, hard rock, reviva - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Psychic Death / 2- Opulent Decay / 3- Sibyl Vane / 4- Primrose Path / 5- The Iron Wind / 6- Dawn Wanderer / 7- Deceiver / 8- Ataraxia / 9- Imprisoned By Shadows / 10- Saturns Riddle
Note de 3/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Chef-d'oeuvre d'un groupe abouti, Opulent Decay est d'une noirceur rayonnante "
François, le 14/10/2020
( mots)

La production musicale, malgré les difficultés qu’elle rencontre, demeure pléthorique, et il arrive que des albums nous passent sous le nez au moment de leur sortie, qui plus est quand une épidémie mondiale complique les aspects promotionnels. C’est ce qui s’est passé pour ce troisième album des Canadiens de Spell, intitulé Opulent Decay et illustré par l’étrange et inquiétant tableau du surréaliste Max Ernst aux allures lovecraftiennes. Sorti en avril 2020, il aurait fait une parfaite bande-son pour le confinement, angoissante et mélancolique. De plus, il est peut-être un des albums les plus louables de l’année. 


La force de Spell est l’univers musical très personnel qu’il développe, somme toute assez difficile à décrire tant il emprunte à des influences multiples et procède à des métissages surprenants. Les albums précédents, quoiqu’ésotériques, s’inspiraient des riffs et de la sonorité incisive de Judas Priest, ce qu’on retrouve parfaitement sur l’introduction et le refrain "Opulent Decay" avec des effets de guitare dignes de Defenders of the Faith. "Primrose Path" est susceptible de nourrir les mêmes parallèles, quand le riff de "Imprisoned by Shadow" renvoie vers un heavy classique à souhait et plein de groove. Malgré tout, il s’approprie si bien cette dimension priestienne que dans les arrangements classieux des morceaux, elle apparaît comme renouvelée en s’associant avec des caractéristiques qu’on ne trouve pas chez les "Dieux du Metal". On pourrait faire la même analyse de l’approche à la Thin Lizzy sur "Sibyl Vane", où la basse bien ronde et le rythme dansant rappellent "Dancing in the Moonlight", mais l’esthétique  musicale dessinée par le groupe s’éloigne tellement de cette référence au sein du même titre qu’on a du mal à tenir longtemps cette seule parenté. Bref, s’il est souvent difficile de résumer un groupe à ses influences, pour Spell cela s’avère impossible. 


Finalement, le groupe navigue entre heavy, rock progressif moderne mélancolique et sans longueur (dans le style d’Opeth, quoiqu’encore une fois, cela appelle des nuances), ainsi qu’une petite dose de new-wave ou de rock alternatif. Le tout pour un résultat glaçant, profondément sombre, mais excellemment agencé : l’opus s’écoute d’une traite et devient rapidement addictif. C’est un album qui emporte par ses mélodies mais peut avoir tendance à mettre le moral au plus bas, parfois de façon un peu aguicheuse – "Dawn Wanderer", bien que je sois très sensible à ce titre – mais tellement bien réalisée … Peut-être une dimension proche  de Depeche Mode ou des Cure à certains moments, notamment "Pychic Death", qui l’entraîne vers cet atmosphère ? 


L’intérêt vient également de son approche progressive susmentionnée, qui donne au titre une plus-value certaine : sans jamais s’éterniser, ils sont riches et tortueux, nullement fondés sur des schémas simplistes. On pourrait relever de nombreux exemples comme le final arpégé de "Primrose Path", l’ensemble de "The Iron Wind" avec les chœurs, les changements de rythmes très bien gérés (il faut presque se concentrer pour les percevoir), et la citation science-fiction, la dimension rythmique générale de l’album ou encore "Ataraxia" et son ambiance digne d’un film d’héroïc-fantasy. L’excellent "Saturn’s Riddle" est bien représentatif de leur Metal à tendances progressives avec ses intermèdes inquiétants à la flûte, son soli orientalisant …


Bref, Spell tient ici la réalisation complète de son identité musicale ambitieuse et propose un véritable bijou. Une formation à suivre qui donne de grands espoirs sur l’état de la relève, si jamais vous aviez des doutes à ce niveau. 


 

Commentaires
Kefran, le 23/10/2020 à 18:06
Très belle trouvaille ! Et cette pochette en mode "cité de R'lyeh", j'adore !
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