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Critique d'album

Luzifer


Iron Shackles


(25/03/2022 - - Heavy revival - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Iron Shackles / 2- Barrow Downs / 3- Faltige Schwingen Über Loudun / 4- Hexer (In Dreiteufelsnamen) / 5- Wrath of the Sorcerers / 6- Der Goldene Reiter / 7- Attila (Blazing Hooves)
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le Markgraf déchaîné"
François, le 01/04/2022
( mots)

Quand est sorti le single promotionnel du premier album de Luzifer, nouveau projet des musiciens issus de Vulture (entre autres) fondé en 2009 qui n’avait jusqu’alors sorti qu’un EP (Rise, 2015, il y a également eu des singles entre temps), on pouvait se dire que quelque chose d’important allait se passer dans la scène Heavy revival.


Les Allemands avaient en effet fait très fort avec "Iron Shackles" qui donne son nom à l’album et qui pouvait faire figure de titre parfait si tant est qu’on soit amateur du style dans lequel il s’inscrit. Notez. L’introduction commence sur des chœurs guerriers et un martellement militaire de la section rythmique, puis un cri aigu à la Halford lance le titre sur des claviers analogiques improbables (là, c’est un coup de génie) et un riff imparable mêlé à des salves de guitare. Un mid-tempo prenant se déroule ensuite, interrompu à la fin de chaque phrase du couplet par deux accords posés à la guitare et au clavier comme dans un morceau de Savatage. Les détails comptent, comme la petite montée dans le pont avant le refrain, et quel refrain ! On hurle immédiatement "Free Yourself from Iron Shackles", tous chœurs déployés en arrière, le "h" exagérément aspiré du "Heat" jouant sur les clichés du Heavy traditionnel. Un premier solo s’engage, initialement dans la veine d’Iron Maiden, puis après la transition brutale assurée par des orgues, il adopte une ligne orientalisante. Plus loin, le second solo commence sur les double-guitares, et introduit un nouveau plan au chant dans un registre Power-Metal (typiquement Helloween), avant que la guitare ne s’envole. La description est précise, elle n’épousera jamais assez fidèlement ce que capterait une écoute attentive, mais il fallait témoigner de la richesse du titre, de la multitude d’excellentes idées mises en place, de la connaissance très fine des différentes scènes Metal des 1980’s nécessaire à un tel aboutissement.


Luzifer parvient-il à maintenir un tel niveau d’exigence tout au long de l’album ? Pas forcément, mais "Barrow Downs" reste un bon titre de Heavy traditionnel avec un excellent passage instrumental, de même que "Wrath of the Sorcerers" garni de belles mélodies. La reprise de "Der Goldene Reiter", version saturée d’un tube de la New Wave germanique (la fameuse Neue Deutsche Welle) composé par Joachim Witt, est plus surprenante et trouvera sûrement un écho plus substantiel en Allemagne où la référence est connue. Mais il est vrai qu’à écouter de plus près, on retrouve, notamment sur "Barrow Downs", des traits issus de cette scène New-Wave des 1980’s : le rythme et la mélodie du du refrain ainsi que le chant flegmatique appuyant sur les dernières syllabes, semblent issus de ce courant musical. Un mélange étonnant a priori mais plutôt convaincant.


Les hybridations en provenance du patrimoine germanique sont encore plus plaisantes quand elles sont entreprises avec le folk. On pense à "Hexer (In Dreiteufelsnamen)" qui regarde vers la scène folk germanique des 1970’s, laissant envisager des emprunts aux divers groupes du genre (Hoelderlin première version, Ougenweide, Parzifal), de la présence des guitares acoustiques au chant en allemand. Cela renforce la dimension épique du titre, du reste totalement Heavy, qui était déjà relevée par l’excellent instrumental introductif "Faltige Schwingen über Loudun" (les divergences tonales entre les arpèges et les traits mélodiques de guitare électrique sont bien pensées). Epique toujours, l’ultime morceau de ce très court album (32 minutes), "Attila (Blazing Hooves)" finit de convaincre les plus exigeants en réunissant les différents traits esthétiques exposés jusqu’alors sur un riff digne du meilleur Accept.


S’il s’agit d’un album Heavy très référencé, à l’image de sa pochette pleine de promesses, Iron Shackles possède de nombreuses originalités qui permettent à Luzifer de détonner quelque peu au sein de la nouvelle vague de Metal traditionnel. Un premier opus remarquable.


A écouter : "Attila (Blazing Hooves)", "Iron Shackles", "Hexer (In Dreiteufelsnamen)

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