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Critique d'album

Graveyard


Hisingen Blues


(25/03/2011 - Stranded Rekords - Heavy / Psychedelic - Genre : Rock)
Produit par

1- Ain't Fit to Live Here / 2- No Good, Mr Holden / 3- Hisingen Blues / 4- Uncomfortably Numb / 5- Buying Truth (Tack o förlåt) / 6- Longing / 7- Ungrateful Are the Dead / 8- Rss / 9- The Siren
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"High Sweden Blues"
François, le 28/03/2022
( mots)

Lorsque paraît le second album de Graveyard, les années 2010 s’ouvraient à peine et nous savons désormais, avec le recul, qu’elles furent d’une richesse insondable pour la scène hard-revival en Suède. Inutile de multiplier les noms de groupes au risque d’oublier des formations essentielles et talentueuses ou de tomber dans l’inventaire à la Prévert, mais il est clair que des formations comme Blues Pills, Witchcraft ou encore Graveyard obtinrent dans la période une petite mais solide réputation à l’international.


Pour ce qui est de Graveyard, ce fut la sortie d’Hisingen Blues en 2011 qui les propulsa dans des hauteurs presqu’hors de portée quelques années plus tôt, quand leur premier opus était apparu dans les bacs. Celui-ci était pourtant réussi, plus varié qu’il n’y paraît ; on retrouve d’ailleurs, dès les premières notes d’"Ain’t Fit to Live Here" (qui ouvre Hisingen Blues), des réminiscences de ce premier ouvrage - le blues accéléré, Heavy mais typé 1960’s et le chant puissant mais éraillé de Joakim Nillson. De même, "Hisingen Blues" exprime les effluves psychédéliques et space-rock à la Hawkwind déjà bien présentes sur Graveyard.


Néanmoins, la signature chez Nuclear Blast témoignait d’une montée en gamme, d’un gage de professionnalisme, la production étant un peu plus soignée tout en maintenant le côté roots du groupe. Rejoindre un tel label semblait également offrir l’opportunité d’obtenir une belle pochette, entre mondes fantastiques et Bayou référencé.


En effet, comment ne pas penser aux Etats-Unis des années 1960 et 1970 quand Graveyard revendique une orientation blues dans le titre de son album, style qu’on entend avec certitude sur le lancinant "No Good, Mr Holden", ou de façon plus véloce sur "RSS". Mais c’est finalement du côté sudiste que le groupe semble regarder, notamment avec "Uncomfortably Numb", assez éloigné des Pink Floyd (référence au titre) mais très proche de Lynyrd Skynyrd : il y a du "Simple Man" sur le refrain comme sur le solo final devant un riff accéléré et puissant typiquement southern-rock. Etats-Unis toujours, quand comme le vent chaud des déserts du sud-ouest américain, le très bel instrumental "Longing" souffle dans nos oreilles avec ses allures de western spaghetti.


On éprouve un vrai bonheur quand arrive la seconde face, plus énervée grâce à "Buying Truth", sorte de hard-rock très réussi dans la veine des Hellacopters, ou encore "Ungrateful Are the Dead", presque Metal sur certains riffs, qui fait se rencontrer les claviers analogiques et les grosses guitares laissant imaginer le résultat d’un Jefferson Airplane sous stéroïde. Enfin, l’autre morceau un peu plus long d’Hisingen Blues, "The Siren", louvoie entre des couplets légers très bluesy et des refrains plus musclés: il devient un concentré du style de Graveyard, reprenant tous les aspects esthétiques du combo jusqu’aux aspérités space-rock (assez légères, reconnaissons-le).


La décennie s’est achevée et le bilan peut être tiré sur la vague retro suédoise de la période (dont la vitalité et la qualité n’ont de cesse de nous surprendre). Hisingen Blues fut sans conteste un moment important de cette histoire, fondateur pour le groupe et l’esthétique d’une partie de la scène, pour autant, malgré ses qualités, il peine à se détacher de l’ensemble de la production et de ses racines. Il n’en reste pas moins un très bon album.


A écouter : "Ain’t Fit to Live Here", "Buying Truth", "Ungrateful Are the Dead", "The Siren"

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