↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Deep Purple


Whoosh!


(07/08/2020 - - Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Throw My Bones / 2- Drop the Weapon / 3- We're All the Same in the Dark / 4- Nothing at All / 5- No Need to Shout / 6- Step by Step / 7- What the What / 8- The Long Way Round / 9- The Power of the Moon / 10- Remission Possible / 11- Man Alive / 12- And the Address / 13- Dancing in My Sleep
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (15 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"La confirmation du deuxième sommet de la carrière de Deep Purple durant les 2010's"
François, le 31/08/2020
( mots)

Il y a cinquante ans, In Rock faisait son apparition dans les bacs. Le quatrième album de Deep Purple, fruit d’une formation remaniée (le fameux Mark II), est un véritable pavé dans la marre et demeure un chef-d’œuvre absolument culte. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, le groupe a eu une carrière compliquée dont il est tout de même ressorti de nombreuses pépites tout au long des vingt-et-un albums studio enregistrés à ce jour. S’il fallait trouver un critère objectif pour réaliser le genre de liste un peu idiote qui détermine "le plus grand groupe du monde", celui du rapport quantité/qualité pourrait faire l’affaire, et Deep Purple en sortirait grandi. Comparez les avec les Rolling Stones, formation bien plus (trop) louée par la critique, avec une discographie pourtant bien moins intéressante (euphémisme hyperbolique) … Et rappelez-vous que Deep Purple est né à la fin des années 1960, en témoigne la reprise de l’instrumental "And the Address" issu de leur première production (Shades of Deep Purple, 1968) : il n’est ainsi pas beaucoup plus récent que la bande de Mick Jaeger ... 


En effet, la force du groupe est de tenir sur la longueur en proposant des albums souvent originaux et solides. Le très heavy Now What ?! (2013) avait unanimement été salué, et ce à raison, puis Infinite (2017), plus progressif, avait surpris par ses choix et sa qualité. Mais on oublie un peu vite Rapture of the Deep (2005) qui était déjà passionnant. Ces albums sont les enfants du Mark VIII, formation la plus stable de groupe puisqu’elle a vu le jour en 2002, avec en son sein Steve Morse qui fait chanter sa guitare comme nul autre. Un mot doit lui être réservé pour faire taire ceux qui le considèrent comme un simple faiseur, ou comme un musicien moins talentueux que Blackmore. Non seulement, Steve Morse a une réelle identité musicale, une façon de jouer unique, reconnaissable (et exceptionnelle), mais en plus, si vous allez jeter une oreille sur ce que fait Blackmore actuellement, notamment dans son massacre organisé du répertoire de Rainbow, vous verrez que ce dernier souffre mal la comparaison …  Pour vous laisser convaincre, laissez-vous emporter par son jeu formidable sur le solo expressif de "Throw my Bones" ou dans le duel radieux avec Airey sur le sublime "Nothing at All", un des plus beaux moments de l’album qui associe mélodicité et virtuosité. Deux bijoux qu’on n’attendait pas vraiment en août 2020. 


Car Whoosh ! est un peu une surprise : il arrive au milieu du Long Goodbye Tour qui signait un adieu – certes étalé – au public. Il faut absolument que les artistes cessent de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, on commence à être habitué à ces retournements de veste quand le crépuscule de la carrière est annoncé. Peu importe puisqu’en l’occurrence, il ne semble pas que ce soit un coup marketing ou financier : les anciens veulent composer et jouer ensemble tant qu’ils ont l’énergie et l’esprit pour le faire. C’est tant mieux, car c’est ainsi que Whoosh ! arrive sur nos platines - deux mois après sa date de sortie originelle, COVID oblige. 


Deep Purple est un groupe qui, malgré l’âge de ses membres et la tendance de certains de ses compagnons de route, n’a jamais renoncé à se renouveler et à faire des expériences, sans pour autant perdre son identité. Ainsi, "Throw my Bones" mêle les gimmicks hard-rock du groupe (notamment un magnifique refrain épique ainsi que le chorus de Morse susmentionné) avec un groove à la Amy Winehouse, et se hisse parmi les meilleures surprises de l’album. Dans un autre registre, "Nothing at All" met en avant la dextérité des membres les plus récemment engagés dans l’aventure, et nous laisse savourer des dialogues exceptionnels ainsi qu’un solo de claviers classicisant dans la plus belle veine progressive des 1970’s (ELP, Beggars Opera …). C’est notre coup de cœur. Autre pépite, "Step by Step", où l’orgue de cathédrale domine, est un autre bel exemple d’enrichissement de l’esthétique du groupe par des digressions et des constructions plus alambiquées. 


Ces velléités progressives étaient présentes sur Infinite, et on les retrouve ici à plusieurs reprises, notamment sur la seconde partie. Ainsi, "Man Alive" garde des sonorités hard-rock mais son relief vient de nombreux passages planants avec un travail conséquent sur les synthés. Le terrain avait été préparé par l’angoissant et sombre "The Power of the Moon" (tout droit issu de Now What ?!), puis par l’intermède virtuose et véloce "Remission".  


Cette tendance semble s’expliquer par la présence de plus en plus importante de Don Airey qui est aux commandes sur Whoosh !, tandis que Morse se place en retrait – une situation probablement due à ses problèmes de main qui ne l’empêchent pas de réaliser des interventions sublimes. Evidemment compétent mais surtout très inventif, Airey surplombe magnifiquement cet album. 


Il y a également une ribambelle de titres hard-rock typiquement purplien, moins surprenants mais très bien faits : "Drop the Weapon", après son introduction assédessienne, retrouve les saveurs d’antan, "Don’t Need to Shout" déborde d’énergie, la tuerie"We’re All the Same in the Dark" possède un riff exaltant et s’identifie au son du groupe depuis les années 2010. "The Long Way Round", assez heavy, figure parmi les plus belles pièces de cette catégorie grâce à un refrain efficace et une densité de composition bien plus importante qu’il n’y paraît (sons électroniques, final yessien …). 


Quelques mystères subsistent sur la division de l’album en deux actes, sur son titre, et sur la photographie du groupe (dans le livret) qui semble s’évanouir en poussières … Peu importe les extrapolations sur l’avenir du groupe qui ne sont finalement pas si intéressantes et qui n’ont peut-être pas encore de réponse, même pour les principaux intéressés. Il demeure un nouvel album varié, extrêmement bien produit (un petit clin d’œil au génial Bob Ezrin, le sixième membre du groupe) et composé, surprenant … Et qui se bonifie au fil des écoutes, à mesure qu’on en découvre les arcanes. Bref, longue vie à Deep Purple et vivement le prochain opus ! 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Deep Purple


Infinite


Critique d'album

Deep Purple


Now What?!


Critique d'album

Deep Purple


Deep Purple in Rock


Album de la semaine

Deftones


Ohms


"

2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

"
À lire également