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Critique d'album

Manilla Road


Crystal Logic


(00/06/1983 - - Metal épique underground US - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Prologue / 2- Necropolis / 3- Crystal Logic / 4- Feeling Free Again / 5- The Riddle Master / 6- The Ram / 7- The Veils of Negative Existence / 8- Dreams Of Eschaton / 9- Epilogue
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La fondation de Necropolis"
François, le 03/09/2023
( mots)

Sans lien avec aucune théorie scientifique de la musique, il est une règle de l’histoire du rock qui fut établie empiriquement, à mesure que les formations émergeaient et disparaissaient : le troisième album est un seuil périlleux à franchir, qui peut tout aussi bien être fatal pour un groupe qu’il peut confirmer ou affirmer son talent.  


Pour Manilla Road, le troisième album fut l’opus de la révélation. Faisant suite à Invasion, qui lorgnait beaucoup vers le rock progressif, et Metal, au titre manifeste, qui était bien plus direct, Crystal Logic rendait définitive son inscription dans la scène Heavy tout en s’appropriant les touches progressives dans une hybridation qui devait donner naissance au Metal épique étatsunien.


Difficile d’établir l'ampleur de la réception de l’album à l’époque, qui fut indéniablement supérieure à celle des deux premières productions tout en laissant le groupe dans l’underground dont il n’est jamais vraiment sorti, même si "Flaming Metal System" était paru sur la compilation US-Metal III plus tôt dans l’année. C’est plutôt dans la postérité que Crystal Logic est devenu un album culte, au point d’être désormais un incontournable de toute discothèque Metal digne de ce nom.


Preuve des leçons tirées à la suite des deux premiers opus, Manilla Road apporte à Crystal Logic une dimension narrative importante en proposant une introduction (le "Prologue" fascinant et effrayant) puis ouvre les hostilités avec un titre très efficace au refrain hymnique, son premier tube (tout est relatif), l’excellent "Necropolis". Le chant y est particulièrement nasillard, un élément qui fait la marque de Shelton mais qui peut surprendre (vous êtes donc prévenu). Il y a là un sens aigu de la composition qui touche juste qu’on retrouve sur "The Ram", presqu’aussi accrocheur.


Les limites dans la production, dévoilées sur l’introduction quasi bruitiste de "Flaming Metal System", donne au propos une touche parfois plus proche du hard-rock 1970’s que du Heavy, comme on peut l’entendre sur ce dernier titre. Il en va de même de l’efficace "Feeling Free Again", qui doit beaucoup à à la décennie précédente, notamment sur son refrain presqu’AOR, tout en reprenant des codes qui évoquent les groupes de la NWOBHM de Newcastle.


A l’inverse, "Crystal Logic" est plus brutal (dans une veine proche de Riot) et plus véloce, même si le titre change de registre sur sa  partie centrale qui est plus lourde et lente tout en jouant sur le contraste avec les notes tenues par Shelton sur le refrain. Sur le très bon "The Riddle Master", ce sont les aspérités doom à la Cirith Ungol qui sont investies, et on notera davantage de variations dans le chant afin d’incarner parfaitement le propos, parfois de façon caverneuse comme chez Omen. Une esthétique au sein de laquelle on classerait sans peine le tout aussi recommandable "The Veils of Negative Existence".


Une longue suite affirme l’adjectif "épique" accolé à la musique de Manilla Road : "Dreams of Eschaton". C'était le premier nom choisi pour intituler leur deuxième album finalement laissé aux oubliettes au profit de Metal et resté inédit jusqu’en 2002 (quand il fut publié sous le titre de Mark of the Beast). "Dreams of Eschaton" parvient aussi à être le morceau le plus violent de l’album, une fois que la sublime introduction arpégée laisse la place aux riffs épais, tout en proposant de belles divagations à la guitare (même en twin-guitars) et un final surprenant aux claviers. On notera la réelle proximité du riff avec celui d’"Angel of Death" présent sur le premier album d’Angel Witch, qui souligne l’influence de la NWOBHM aux États-Unis (qu’on retrouvera dans les premiers Fates Warning, Crimson Glory voire Omen), illustration du dialogue entre les deux côtés de l’Atlantique qui existe depuis les débuts de l’histoire du rock.


Tout un symbole, c’est sur Crystal Logic que la mascotte du groupe, Smiling Jack (un squelette doté d’un casque viking), apparait pour la première fois : sans être l’acte de naissance de Manilla Road, ce troisième album assoie le statut du combo dans l’histoire du Metal, quand bien même celle-ci mettra du temps à reconnaitre leur apport.


À écouter : "Necropolis", "The Riddle Master", "Dreams of Eschaton"

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Commentaires
FrancoisAR, le 01/10/2023 à 11:22
Ah oui, tu as raison, j'ai tendance à les oublier ceux-là ...
Sebastien, le 01/10/2023 à 10:41
Je pensais que le leader de la scène était Manowar ? En tout cas, je ne suis pas déçu par Manilla Road. Je suis parfois un peu réticent avec les groupes de heavy obscurs, car je crains qu'ils tombent dans un côté cheep et caricatural.
FrancoisAR, le 30/09/2023 à 19:10
C’est, avec Cirith Ungol, le groupe le plus réputé de la scène. Heureux que ça te plaise.
Sebastien, le 30/09/2023 à 18:00
J'ai écouté quelques titres et je suis très agréablement surpris, même si, c'est vrai, la voix est un peu surprenante au début.
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