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Critique d'album

Can


Soon Over Babaluma


(00/11/1974 - United Artists - Krautrock - Genre : Rock)
Produit par

1- Dizzy Dizzy / 2- Come Sta, La Luna / 3- Splash / 4- Chain Reaction / 5- Quantum Physics
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Moon Over Baba Luna"
François, le 11/02/2024
( mots)

Triste hasard, nous publions cette chronique pour fêter le cinquantenaire de Soon Over Babaluma, premier album de Can publié après le départ de Damo Suzuki, alors que ce dernier vient de s’envoler pour le paradis du Krautrock. Pendant plusieurs années, le chanteur japonais avait accompagné l’ascension du combo allemand sur Soundtracks, Tago Mago, Ege Bamyasi et Future Days, sorte d’âge d’or du groupe, et sa démission, pour des raisons en grande partie mystiques (voire sectaires), change un peu la nature de Can. En outre, le groupe adopte une méthode de travail de studio plus appliquée (grâce aux multipistes) et moins fondée sur l’enregistrement en conditions live. C’est en ce sens que Soon Over Babaluma apparaît comme une œuvre intermédiaire, entre deux époques.


Cela n’en fait pas moins une œuvre intéressante, bien au contraire, tant Soon Over Babaluma s’enorgueillit d’une belle diversité d’approches. Dans la lignée de "Vitamine C", "Dizzy Dizzy" est un chef-d’œuvre de superpositions sonores complexes, où les murmures dialoguent avec le violon, la guitare, derrière une rythmique envoûtante. Le titre brille à la fois par sa répétitivité et par sa composition minutieuse dont la densité submerge l’auditeur. Sur "Come Sta, La Luna", l’attrait pour le tango est bien plus assumé qu’il ne l’était sur "Vitamine C", que ce soit par le jeu de piano, de violon ou de guitare, tout en ayant parfois des relents bluesy ou tribaux.


Preuve du caractère entreprenant de l’album, il y a du free-jazz sur "Splash" derrière sa rythmique tropicale (notamment lors du final), alors que les nappes de claviers apportent une dimension progressive (entendre rock progressif symphonique classique) à l’arrangement. On retrouve les aspérités bruitistes et purement Krautrock, plus typiques de Can, sur le contorsionniste "Quantum Physics", une expérience hypnotique et spatiale (il y a un peu de Kosmische Musik ici) où les percussions mènent la danse de façon impressionnante. Plus longue piste de l’album, "Chain Reaction" est une "méditation électronique" carnavalesque, comme si les musiciens allemands s’étaient exilés au Brésil, louvoyant parfois dans un registre plus typiquement rock à la guitare acide qui se la joue bluesy ou mène la pompe avec régularité. Ce dernier morceau est assez insaisissable, à l’image de l’album d’ailleurs, qui est très répétitif mais multiplie les interventions instrumentales qui suivent des directions imprévisibles, entraînant une confusion artistique très agréable.


Tout en conservant l’orientation prise sur Ege Bamyasi et Future Days, Can commence à mener un travail esthétique qui témoigne d’une volonté de dépasser, sans pour autant la renier, l’ère Damo Suzuki – même si la suite de leur carrière rappellera qu’elle était la plus faste.


À écouter : "Dizzy Dizzy", "Quantum Physics"

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