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Critique d'album

Avril Lavigne


The Best Damn Thing


(16/04/2007 - Sony BMG - pop punk - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Girlfriend / 2- I Can Do Better / 3- Runaway / 4- The Best Damn Thing / 5- When You're Gone / 6- Everything Back But You / 7- Hot / 8- Innocence / 9- I Don't Have To Try / 10- One Of Those Girls / 11- Contagious / 12- Keep Holding On
Note de 2/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"La jeune canadienne change de style… mais ça reste très calibré."
Nicolas, le 18/07/2007
( mots)

Critiquer un album d’Avril Lavigne, ça revient forcément à enfoncer quelques portes ouvertes, alors autant y aller cash dès le début. Oui, c’est commercial. Oui, c’est hyper-produit. Oui, mademoiselle Lavigne (pardon, madame Lavigne) est ravissante, mais elle n’arrive malheureusement pas à chanter juste en live. Oui enfin, les textes ne volent pas bien haut, voir même rasent les pâquerettes et sont tout juste bons à émouvoir les donzelles pré et post-pubères un peu rebelles. Comme ça les points sont mis sur les i, et on va enfin pouvoir parler du troisième album de la rockeuse canadienne. Parce que, n’en déplaise à certains, il y a des choses à en dire et pas forcément que des mauvaises.

Gros a priori défavorable quand on se retrouve face à la pochette de l’album. Rose bonbon criard, teinture platine avec mèche rose, rimmel à rendre jaloux un hardeux et tête de mort dans un gros cœur : dans le genre putassier, on ne fait pas mieux. Mais comme l’habit ne fait pas le moine, continuons. Première écoute du CD, et quelque chose frappe d’emblée : le style a foncièrement changé. On est passé d’une pop-rock assez basique dans les 2 premiers albums à un style maintenant plus proche du punk-rock californien. Incontestablement, la présence à ses côtés de son mari Deryck Whibley a eu une influence importante (il produit d’ailleurs un des titres de l’album), et on retrouve effectivement une énergie et des riffs qui ne dépareilleraient pas chez The Offspring ou Green Day (ou Sum 41, donc). C’en est même un peu assommant car le rythme de l’album est très soutenu : sur 12 titres, il n’y a que 3 balades. Et ce qui passe assez bien avec Green Day est un peu plus irritant chez Avril Lavigne, qui a quand même tendance à souvent gueuler ou à se la jouer avec des rires de pouffe à tout va. Malgré tout, elle garde son style avec des mélodies assez signées, d’ailleurs sans réelle évolution depuis ses débuts ("When You’re Gone" par exemple rappelle un peu trop furieusement "Complicated" sur Let Go). Bref, après 50 minutes d’écoute, la première impression n’est pas très convaincante.

Et puis, aux écoutes suivantes, une sorte de déclic s’opère. En fait, force est de reconnaître que cet album est fichtrement bien produit. Les titres sont travaillés, ils fourmillent de petits détails sonores – notamment de secondes voix omniprésentes mais discrètes et plutôt bien fichues, et la sonorité globale est quand même flatteuse. Contrairement à ce qu’on peut entendre en concert, la voix d’Avril est juste et même très agréable. Et surtout, certains titres finissent enfin par se dégager après l’impression de fouillis de la première écoute. "Girlfriend" est très efficace - ce n’est pas pour rien qu’il a été utilisé comme premier single, "Runaway" est vraiment sympa avec ses couplets en guitare acoustique sèche et son refrain pop chanté d’une voix en permanence sur le fil, et "Contagious" possède la mélodie qui tue et qui vous reste en tête pendant des jours. Ma préférence va néanmoins à "Hot", tubesque comme pas 2, avec un refrain à faire fondre n’importe quel mâle : "You make me so hot… I can hardly breathe, you make me wanna scream". C’est très… chaud, c’est clair. Les balades sont agréables, notamment "Keep Holding On" qui a été utilisée dans la BO du film Eragon. Par contre certaines chansons sont franchement inintéressantes, comme "The Best Damn Thing" justement, et "Everything Back But You".

Avril Lavigne cru 2007 pourrait se résumer en 2 mots : "easy music". C’est frais, ça fout la pêche, c’est du plaisir auditif immédiat et non calculé, mais ça ne vole pas bien haut. Ceci dit, ce n’est pas forcément cela qu’on demande à la jeune canadienne. Du point de vue de l’énergie et de la bonne humeur, The Best Damn Thing remplit parfaitement le cahier des charges. Après, libre à chacun d’aller aux concerts… ou pas.

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